Il a fallu partir six mois en Suède pour commencer à aimer mon pays, la France. Pas un brin patriotique pendant 19 ans de ma vie, il m’a fallu approcher la vingtaine pour apprécier mon pays, la France.
C’est pas la France que j’aime pas c’est ce qu’elle devient. C’est pas les Français que j’aime pas c’est ce qu’ils deviennent. Ce qu’on les fait devenir. “Infantilisation au service du pouvoir” disait Saez. Moi j’aquiesce et rajouterais “non-education au service du pouvoir”. C’est facile de contrôler des personnes qui ne savent ni lire proprement, ni écrire correctement, et alors qui ne savent que très peu se renseigner sur leurs droits, et donc se battent difficilement pour ceux ci. C’est peut être extrême? J’en sais rien. Mais ce que je sais c’est que l’Education on s’en fout et que c’est pas la morale qui luttera contre l’illétrisme. “Without education, you’re not going anywhere in this world.”, Malcom X.
Ce n’est donc pas la France qui me déplait c’est le chemin qu’elle prend, qu’on lui fait prendre.
Mais j’aime la France, sa Culture, sa Capitale, ses protestants, protestations, ses syndicats, ses services publics… Enfin j’aime ce qui était, ce qui faisait de la France un pays à part… et j’aime la France et c’est pour ça que je continuerai de dire ce qui me déplait. C’est peut être rien. Mais constater, parler, débattre, et VOTER, est le moyen que j’ai choisi pour continuer de l’aimer, cette France qui part à la dérive, et continuer de parler de ce que je ne veux pas voir partir, détruire. Car de Suède il est dur de protester, et de Suède je m’aperçois que cette France je l’aime.
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