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 These Swedish skies always make my day.

Willys. Lund. Sweden.
En Suède on recycle, les verres (colorés ou transparents), le métal, les bouteilles en plastiques, les canettes de soda ou bières et le carton.
  1. On amène les canettes et bouteilles en plastiques au supermarché
  2. On met tout ça dans une machine et on attend la consigne.
  3. On a le choix entre : verser l’argent à une association ou alors recevoir l’argent sous forme de réduction pour les prochaines courses.
1 grande bouteille en plastique : 2SEK (0,22€)
1 petite bouteille en plastique : 1SEK (0,11€)
1 cannette : 0,50 SEK
Ca devait être un film sympa, un film de vendredi soir tranquil entre potes, chips en bouches, verre en mains. Ca devait être un bon petit film pour passer un petit moment. Et puis ce fut tout le contraire, les chips n’ont pas bougé du saladier et les verres que très peu touchés les lèvres. A chaque fois c’est pareil, je me promets de ne plus regarder de films sur l’Amérique. A chaque fois je replonge. A chaque fois ça m’énerve, je m’énerve. Ce film n’échappa pas à la règle. Enervée.
 Jesus Camp. Que dire si ce n’est “à voir”. Que dire si ce n’est… l’Amérique va mal. Et cela s’illustre à travers tellement de faits, c’est tellement flagrant. Tout semble absurde aux States, pire, tout l’est. Ce second amendement, ces armes, ces meurtres, cette violence. Cette peur, cette politique de la peur et alors ce Président. Ces inégalités, ces écarts, cette pauvreté autant monétaire que mentale, et alors cette foi. Cette foi si forte en Dieu pour oublier alors que l’espoir est mort. Dieu a remplacé le rêve américain, mais Dieu est un moyen de le resusciter pour les Américains.
Bref, Jesus Camp, à voir. En bref, en gros : des enfants, des camps d’été catholiques. Des enfants que l’on conditionne, très petits, très jeunes, très fragiles. Du bourrage de crâne. Des enfants que l’on empêche de réfléchir, que l’on formate. Une Amérique des plus stéréotypée. Une Amérique qu’ils doivent intégrer. Des enfants que l’on détruit, des futurs soldats, capitalistes, catholiques, que l’on construit.
 Ca fait peur. Encore !
Moscow.
“Si un homme a beaucoup plus qu’il ne faut, c’est que d’autres manquent du nécessaire.”
Léon Tolstoï

C’est tellement faux de dire que l’on est tous les mêmes, n’ayons pas peur de le crier, haut et fort, et même plus encore, n’ayons plus peur de l’affirmer : NOUS SOMMES TOUS DIFFERENTS. Et c’est cette différence qui nous renforce. C’est cette différence qui nous unie. Cette différence qui fait que l’on apprend, tous les jours, tout le temps. Cette différence qui fait que l’on évolue. Dire que l’on est tous les mêmes n’est pas une solution au racisme, à l’intolérance ou autres. Non ce qu’il faut c’est insister sur le fait que justement, chacun est différent, selon notre histoire, notre culture, notre pays. Selon nous. Cette différence ne doit pas être camouflée ou atténuée car alors certaines personnes sont amenées à en avoir peur. Non il faut en être fiers, de cette différence, de nos différences.
 Je n’ai jamais autant appris que je suis amenée à le faire depuis 6 mois. 6 mois durant lesquels mes heures de cours hebdomadaires se comptent sur les doigts de la main. J’ai tellement appris des personnes que j’ai rencontré. Tellement appris de mes voyages, réels mais aussi imaginaires, ceux que je me fais dans ma tête lorsque j’écoute des citoyens d’ailleurs, des citoyens du monde. D’un monde différent du mien.
Et on apprend tellement sur soi en se confrontant à la différence, on apprend tellement quand on cherche la différence et abandonne l’indifférence.
 Ah et l’Est m’attire tellement. De Moscou à Vilnius en passant par Varsovie, un détour par Riga. Tellement à part. Tellement d’histoire.
Banksy. Exhibition in London.
Apprendre est important, apprendre est essentiel. Nécessaire, vitale, primordiale, l’éducation devrait être une chose normale. Il est de la responsabilité de chacun de se rendre compte de la chance qu’est le fait d’avoir accès à l’information, l’apprentissage. D’avoir accès à des connaissances. Mais il devrait être de la responsabilité de l’Etat de rendre ceci le plus accessible possible. Une société qui se concentre sur l’éducation, plaçant l’individu au centre du système, ne peut amener qu’à un cercle vertueux. Une société qui délaisse l’apprentissage délaisse alors ses citoyens, et un cercle vicieux individuel ne mène à rien si ce n’est à un déclin sociétal touchant plusieurs niveaux.
Or, si il y a bien un problème/point/sujet délaissé par notre politique actuelle et à venir, c’est bien celui de l’éducation, du moins qualitativement. Je dis qualitativement car, malgré tout, une mesure à été prise. C’est maintenant au tour des élèves de noter leurs professeurs. Des notes, voilà la solution, des chiffres, encore. Ouah, cette idée est incroyable, de quoi rebooster tout cela !
 Mais le sujet de cette note n’est pas de mettre en avant les problèmes du système éducatif français, de sa place dans la société française ainsi qu’ au sein du gouvernement actuel. Le sujet de cette note est tout autre.
 L’école est essentielle pour apprendre et acquérir des connaissances basiques qui nous accompagneront et nous aideront toute notre vie. Le simple fait de savoir compter, lire et écrire devrait être acquis par tous. Mais au delà de l’école, au delà de l’apprentissage dans le cadre du système éducatif, il y a l’apprentissage de la vie. L’apprentissage tout au long de celle ci. L’apprentissage par la communication. L’apprentissage par la confrontation. L’apprentissage par la co-opération. L’apprentissage par les rencontres. L’apprentissage par l’expérience. L’apprentissage par la parole. L’apprentissage par l’écoute. L’apprentissage par la lecture. Tellement de moyens d’apprendre. Si l’Etat ne décide pas d’en donner à l’éducation, si l’Etat ne veut pas nous en donner les moyens, alors il reste toujours la volonté de chacun, la responsabilité de chacun pour apprendre. Et qu’importe les fonctions linéaires s’il on sait communiquer. Et qu’importe le discours indirect libre s’il on sait s’intéresser.
 Il me semble que ceci sonne positif, une impression certaine que rien n’est irreversible. Si nous ne sommes pas au centre des préoccupations de la politique alors faisons tout pour rester au coeur des nôtres. Qu’importe le chemin emprûnté, l’éducation ne se joue pas seulement à l’école, elle est partout, toujours.
Et c’est fou comme parler avec des gens, différents, ouvre l’esprit. C’est fou comme on peut perdre le plaisir d’apprendre par peur d’échec, alors que l’apprentissage devrait être une satisfaction personnelle avant tout. C’est fou comme les échanges apportent. C’est dingue comme on apprendrait plus en s’ouvrant plus, en communiquant, en cherchant à communiquer, à questionner, à comprendre. C’est dingue comme une société individualiste ne mène à rien de bon. Mais tellement rien.

London.
Ca se clic ici : Hummingbird - Cocoon.

 

Red Square. moi.
Ce qui importe dans une vie ce n’est pas la durée d’une vie, mais l’intensité d’une vie.”, Brel.
L’heure n’est vraiment plus à la réflexion. A la compréhension. Aux explications. L’heure est aux chiffres. Aux resultats. Aux quotats. Aux notes.
Compétition. Elimination. Bienvenue dans la France de 2008. Quand Matignon pourrait être renommé Dammarie-lès-Lys et Nicolas, Nikos, ça fait peur. Surtout que certains critères sont juste inconcevables. Quotats d’expulsés. Car plus que le fait de noter, c’est surtout les critères sur lesquels sont basés ces évaluations qui laissent perplexes. Vraiment.
Lorsque la quantité prévaut sur la qualité. Ca fait peur. Des résultats, d’accord, mais à quel prix ?

Tunisia.

Parlons un peu de Mafia K’1 Fry. Parce que même si je ne suis pas Musulmane ou juste croyante, d’origine maghrébine ou juste africaine, même si je ne vis pas dans une banlieue, je partage leurs idées, aime la façon dont ils les expriment et aime leur rap. Tout simplement. Certains journalistes mettent uniquement en avant le fait que les membres du groupe “rappent leur négritude” et interprètent alors leurs textes comme du “communitarisme“. Je trouve cette explication lâche et bien trop facile. Et, sincèrement, tellement fausse. Mafia k’1 Fry c’est avant tout des rappeurs, pour ne pas dire “les meilleurs” rappeurs Français, rassemblés, réunis, pour l’écriture de textes, l’union de voix afin d’exprimer des idées. Mettre à jour les problèmes auxquels les banlieues sont confrontées. Mettre en chanson le quotidien de jeunes laissés pour compte, de côté, isolés. Mettre en avant des problèmes, et exprimer une rage. Une rage qui dérange lorsqu’elle est exprimée verbalement. Une rage verbale dérangeante qui pourtant n’a pour seul but que de prévenir afin d’éviter qu’elle ne se transforme encore en actes, physiques.
Mais tout comme “le problème des banlieues” et ses habitants,  les chansons/chanteurs sont ignorés, ou alors condamnés. Mais jamais, jamais écoutés… Ou du moins pas comme il le faudrait.
Refrain de la chanson Les voyous sont en costards :
FAUT PAS CROIRE CE QU’ILS VEULENT QUE TU CROIS,
PAS PLUS QUE CE QUE TU VOIS,
LES VRAIS VOYOUS SONT EN COSTARD.ET PENDANT QUE TU LES CHERCHES DANS LA RUE,
ILS S’ENGRAISSENT SUR LE PEUPLE,
LES VRAIS VOYOUS SONT AU POUVOIR.TU N’ES QU’UN PION PARMI LES AUTRES SI TU NE VOIS PAS CE QU’ILS TRAFIQUENT.
CROIS TU VRAIMENT QUE C’EST AUX PAUVRES A QUI LE SYSTEME PROFITE ?