Ca devait être un film sympa, un film de vendredi soir tranquil entre potes, chips en bouches, verre en mains. Ca devait être un bon petit film pour passer un petit moment. Et puis ce fut tout le contraire, les chips n’ont pas bougé du saladier et les verres que très peu touchés les lèvres. A chaque fois c’est pareil, je me promets de ne plus regarder de films sur l’Amérique. A chaque fois je replonge. A chaque fois ça m’énerve, je m’énerve. Ce film n’échappa pas à la règle. Enervée.
Jesus Camp. Que dire si ce n’est “à voir”. Que dire si ce n’est… l’Amérique va mal. Et cela s’illustre à travers tellement de faits, c’est tellement flagrant. Tout semble absurde aux States, pire, tout l’est. Ce second amendement, ces armes, ces meurtres, cette violence. Cette peur, cette politique de la peur et alors ce Président. Ces inégalités, ces écarts, cette pauvreté autant monétaire que mentale, et alors cette foi. Cette foi si forte en Dieu pour oublier alors que l’espoir est mort. Dieu a remplacé le rêve américain, mais Dieu est un moyen de le resusciter pour les Américains.
Bref, Jesus Camp, à voir. En bref, en gros : des enfants, des camps d’été catholiques. Des enfants que l’on conditionne, très petits, très jeunes, très fragiles. Du bourrage de crâne. Des enfants que l’on empêche de réfléchir, que l’on formate. Une Amérique des plus stéréotypée. Une Amérique qu’ils doivent intégrer. Des enfants que l’on détruit, des futurs soldats, capitalistes, catholiques, que l’on construit.
Ca fait peur. Encore !